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GUY ROUX N A AUCUN INQUETUDE POUR ENTRAINER LENS

 

 Roux n'a rien à craindre

 

 

 

 

Roux n'a rien à craindre

Défu par une bonne partie de la classe politique et notamment par la ministre de la Jeunesse et des Sports, Guy Roux devrait avoir gain de cause et être autorisé à entraîner Lens. Si la LFP a dit non, le CNOSF ou, au pire, l'Union Européenne donneront tôt ou tard raison à l'entraîneur.

En quelques jours, Guy Roux est devenu une véritable cause nationale. Depuis la non homologation de son contrat par la commission juridique de la Ligue de Football Professionnel à cause de son âge (68 ans), celui qui fut à la tête de l'AJ Auxerre durant plus de quatre décennies est défendu par la classe politique française. Tout du moins la majorité. En effet, de Christine Lagarde, ministre de l'Economie, à Nicolas Sarkozy, président de la République, en passant par Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, tout le monde s'est prononcé en faveur de Guy Roux.

Roselyne Bachelot a d'ailleurs reçu ce dernier lundi au ministère. "Ma marge de manoeuvre dans l'affaire Guy Roux c'est de l'épauler, et de jouer un rôle de Madame bons-offices", a dit la ministre. "Je n'ai pas le pouvoir de modifier la charte qui résulte d'une convention entre entraîneurs, joueurs et présidents, je laisserai les professionnels bâtir le règlement qui convient, étant entendu qu'il doit être conforme au droit du travail", a ajouté Mme Bachelot qui compte essayer de le sortir de ce qu'elle qualifie d' "imbroglio incompréhensible." Le qualificatif est peut-être un peu exagéré puisque la non homologation du contrat de Guy Roux au Racing Club de Lens découle d'une règle écrite interdisant d'entraîner une équipe au-delà de 65 ans. Règle peut-être obsolète mais qui existe et qui a été défendue par l'ancien coach d'Auxerre entre 1977 et 2001, période durant laquelle Roux était président du syndicat. L'UNECATEF n'a d'ailleurs pas manqué de souligner l'ironie de l'histoire en expliquant malicieusement que Guy Roux connaissait "le problème."

Le CNOSF ou l'UE à la rescousse

Favorable à Guy Roux, l'actuel gouvernement défend une position compréhensible car elle correspond en partie à ses vues en matière de travail. Mais est-elle juste ? Guy Roux peut-il encore continuer à entraîner à 68 ans passés ? Etant donné la particularité du métier et à condition de ne pas en faire un exemple pour l'ensemble de la population française qui ne bénéficie pas des mêmes avantages et conditions de travail, il n'y a pas raison d'empêcher l'entraîneur du RCL de rempiler. Il en a l'envie, les facultés et l'énergie pour. Cela devrait suffire. Ajoutez à cela que la position de Guy Roux n'est pas plus intenable que celle d'un entraîneur officiant sans les diplômes requis et bénéficiant de prête-noms.

Quoi qu'il arrive et, même si la LFP s'oppose actuellement à l'homologation du contrat de Roux à Lens, l'homme au bonnet sera à coup sûr aux commandes du Racing cette saison. Et pour cause, le club artésien a déposé un recours devant le CNOSF, qui pourrait lui donner gain de cause. A défaut, il restera le Conseil d'Etat voire l'Europe. Si l'on en arrivait là, l'Union Européenne jugerait sans doute la loi discriminatoire et donnerait raison au quadruple vainqueur de la Coupe de France. Sinon ? "Je rentrerai chez moi" , a-t-il confié. Méfiant, l'entraîneur a recommandé à Gervais Martel de "un principe de précaution dans son tiroir de droite."





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