SITE D OLIIER

OLIVIER

LANCEMENT VELIB ENFIN REACTION EN VIDEO

10 648 vélos disponibles en libre service dès le 15 juillet dans les rues de Paris, 20 600 à la fin de l'année
par Pierre MAGNAN
- Station Velib a Paris: vélos à la carte - AFP -
Station Velib a Paris: vélos à la carte - AFP
Révolution dans les rues: Paris va proposer des  à ses administrés. Des  qui seront en libre service moyennant finances (un modeste abonnement; faut pas rêver non plus).

L'idée est d'offrir aux personnes circulant dans Paris un moyen de transport complémentaire (de la RATP, pas de la voiture) et occasionnel: le Vélib (vélo+liberté).

Après Lyon et Rennes, Paris a désormais son système de en libre service. Après quelques soubresauts juridiques, c'est la société Decaux qui a remporté ce gros marché qui va déverser des dizaines de milliers de municipaux sur la capitale.

Avec ses stations présentes à quasi tous les coins de rue, plus d'excuses pour ne pas prendre le pour faire quelques centaines de mètres.

1451 stations à la fin de l'année "offertes" par Decaux en échange de 1628 panneaux publicitaires...de quoi ravir les anti pubs et s'interroger sur la réelle gratuité de l'opération.

Vélo et liberté
Cycliste sur son vélib (photo; DR/Mairie de Paris)"Vélib'" va  apporter "du plaisir, de la liberté, de  l'innovation et de la performance", affirme, enthousiaste, le maire de Paris, Bertrand Delanoë qui tenait absolument à lancer son système de en libre service avant les municipales, jaloux du succès lyonnais en la matière.

"On attend 250.000 utilisations par jour à Paris", a indiqué Rémi  Pheulpin, directeur général Recherche et Production chez JC Decaux, relevant le  succès de la formule déjà en place dans l'ancienne capitale des Gaules.

"Nous avons mis le paquet", confirme le maire (qui sur ce projet a obtenu le soutien de l'opposition). 

Le principe du système est de permettre à toutes les personnes fréquentant la capitale de disposer d'un pour une somme modique (certains trouvent cependant le tarif trop élevé) en tout lieu. Pour cela Vélib' propose des "stations" auxquelles sont fixés les  et où peut payer et s'abonner et des facilement identifiables.

Pour assurer le succès, la ville met en place un maillage impressionnant: avec 1451 stations, à terme, (contre quelque 300 stations de métro). Ainsi, on devrait trouver un vélo tous les 300 mètres environ.

Ces installations devraient se faire sans trop de gêne. «En moyenne, 75% des stations Vélib' ont été installées sur les chaussées et 25% sur les trottoirs», indique Céline Lepault, chef du projet.

L'automobile en ville n'est pas le seul modèle

Le  proposé est solide, lourd, bien pensé pour la ville (freins et vitesses dans le moyeu). La mise à disposition de ces cycles permet à ceux que les problèmes d'un rebutent de se lancer sans se préoccuper de l'entretien (freins, pneus ou lumières sont rarement en bon état et nécessitent des réglages fréquents sur les vélos privés), des questions de stationnement, de vol... 

L'idée est que pour se rendre à son travail, pour faire une course, sortir le soir ou simplement se promener, le Parisien (habitant ou de passage) sait qu'il pourra prendre facilement un et le ranger sans problème là où il se rend grâce au grand nombre de stations disponibles.

Les partisans d'une réduction de la voiture en ville compte sur les "nouveaux" cyclistes qui Denis Baupin en vélo (derrière Yves Cochet): photo AFPadopteront Vélib pour découvrir la ville autrement, pour défendre l'idée d'une ville aux circulations plus douces. Ces nouveaux adeptes du deux roues -en rien des militants-pourraient alors demander à la ville d'en faire plus en matière de pistes cyclables et autres aménagements destinés aux deux roues non motorisées.

«Par son effet massif, ce projet va permettre à tous de comprendre que l'automobile en ville n'est pas le seul modèle», s'enthousiasme Denis Baupin, adjoint (Verts) chargé des transports dans la capitale.
Vélib: ce qu'il faut savoir
Comment prendre un vélo à une borne ?
Les vélos sont peuvent être empruntés à la borne des stations Vélib' grâce à une carte magnétique dont dispose  l'utilisateur parce qu'il est abonné à l'année (29 euros), ou parcequ'il dispose d'une  carte pour la journée (1 euro) ou à la semaine (5 euros) payée à la dite borne de  paiement par carte bancaire. Il y a une borne de paiement à chaque station.

L'abonnement longue durée (un an)
Pour l'option « longue durée », il faut remplir un formulaire d'adhésion, disponible depuis le 13 juin dans toutes les mairies d'arrondissement et les bureaux de poste, ainsi que dans 300 stations de métro, 400 boulangeries et autant de buralistes. Autre solution, télécharger depuis chez soi le bulletin « prêt à imprimer » sur Internet. Après l'avoir complété et renvoyé, chacun reçoit sous 15 jours une carte « Vélib'1 an » ou est averti que son pass Navigo intègre désormais l'option Vélib'.

La caution
Dans tous les cas, pour utiliser un vélo, il faut avoir laissé une caution (cela peut être une autorisation de prélèvement) de 150 euros. Cette caution est une garantie en cas de non retour du vélo.

Combien ça coûte ?
Chaque première demi-heure est gratuite. Puis, c'est un euro pour une  demi-heure supplémentaire. A partir de deux heures, la demi-heure supplémentaire  coûte deux euros. A partir de la 3ème heure, c'est quatre euros la demi-heure.

Peut-on bénéficier de plusieurs demi-heures gratuites par jour ?
On peut, avant que les trente minutes ne soient écoulées, raccrocher son  vélo à une borne et repartir gratuitement pour une demi-heure supplémentaire, et  ce, indéfiniment. Seul délai: les quelques minutes nécessaires pour que la borne  enregistre les données.

Comment payer ?
Les abonnés à l'année peuvent créditer leur compte par carte bancaire à une  borne, par internet ou par téléphone pour les utilisations supérieures à 30  minutes.

Quel âge minimum ?
14 ans, sur autorisation parentale. Pas de sièges bébés à l'arrière, pas  d'abonnements spécifiques pour familles nombreuses.

Quelle distance entre les stations ?
300 mètres en moyenne. Si une station est complète, la borne de paiement  accorde un quart d'heure gratuit supplémentaire pour se rendre à la station la  plus proche. Le vélo peut être restitué à n'importe quel borne.

Comment retirer ou déposer un vélo ?
En suivant les instructions qui s'affichent sur l'écran des bornes placées dans les stations. Pour prendre un vélo, on commence par s'identifier puis on choisit un des cycles disponibles sur l'écran. Les titulaires d'un abonnement annuel (ou d'un pass Navigo validé)pourront retirer directement leur vélo, sans être obligé de passer par la borne principale, en passant leur carte sur le lecteur du point d'attache. Dans les deux cas, les utilisateurs disposeront de 60 secondes pour déverrouiller leur bicyclette. Le déplacement achevé, il suffira de le rémettre sur un des points d'attache de la même ou d'une autre station.

Quand peut-on utiliser Vélib' ?
Tout le temps, de jour comme de nuit (les cycles sont équipés de lumières). 

Que faire si on ne peut rendre son vélo ?
Selon les responsables du système, le concessionnaire assurera en temps réel une bonne répartition des vélos dans les différentes stations et chaque station comptera 15 places pour 10 vélos. Un système de camion repartissant les vélos des endroits les plus chargés vers ceux qui le sont moins est censé fluidifier la diffusion des vélos.

Quelles sanctions en cas de non restitution ?
Si l'utilisateur, dont la borne de paiement enregistre les coordonnées  bancaires, n'a pas rendu son vélo au bout de 24 heures, il lui en coûte 150  euros. De même, l'abonné à l'année a dû laisser une caution de 150 euros,  encaissée en cas de non restitution.

Prise d'un vélo dans une station Vélib (AFP)Que se passe-t-il en cas de vol ou d'accident ?

En cas de disparition du vélo, vous devez porter plainte. Dans ce cas, une franchise de 35 eur sera déduite du dépôt de garantie (150 eur). Sans déclaration de vol, la caution sera entièrement encaissée. En cas de perte de la clé de l'antivol, 10 eur seront déduits. 

Que faire en cas de panne ?
Rapporter son vélo à la borne la plus proche. Essayer de le signaler à Vélib (pour que les réparations soient le plus rapide possible). A Lyon, paraît-il, les utilisateurs signalent les vélos défectueux en tournant la selle.

Quelle assurance?
L'assurance multirisque habitation suffit pour les dommages que l'utilisateur peut subir (de son fait, une chute notamment) ou provoquer (sur un piéton, par exemple).
Les plus et moins des vélos

Les vélos choisis par la société concessionnaire du service, Decaux, sont très reconnaissables et ont été pensés pour la ville et pour durer.
C'est un groupe français, Lapierre, qui est chargé de produire ce vélo (monté notamment en Hongrie). Du travail pour le bureau d'études de la société, plus spécialisé pour la conception de VTT haut de gamme qui font la renomée de la marque. Lapierre fait partie du groupe néerlandais Acell. Quant au coût unitaire du vélo, Decaux entend rester discret, pour des raisons de concurrence.

 LES PLUS  LES MOINS
-Le look du vélo
-Le système des vitesses dans le moyeu
-Le système d'éclairage
-Les freins à tambour
-Le choix d'une architecture "féminine" pour la barre centrale.
-Le panier avant.  
-Le poids (22 kilos)
-L'antivol temporaire (il se coupe facilement)
-Le petit nombre de vitesses (trois)
 Le Vélib (DR/Mairie de Paris)
Les rues parisiennes s'ouvrent au vélo

Une carte d'abonnement Vélib et en selle dans la capitale (photo AFP)Maintenant que Vélib' est lancé, reste à sécuriser ses utilisateurs. Pas simple dans une ville qui fait encore la part belle aux automobiles et dont la culture cycliste ne s'est pas imposée aux aménageurs comme aux utilisateurs de la chaussée.

Les aménagements ouverts aux cyclistes à Paris ont pourtant doublé, passant de 200 km en 2001 à environ 400 km aujourd'hui, selon la municipalité.

La mairie prévoit même un programme de 30 km de voies cyclistes à contre-sens  offrant des itinéraires directs, là où les automobiles ne peuvent dépasser 30  km/h. Six sites expérimentaux, équipés d'une signalétique adaptée, notamment aux  carrefours, existent déjà, précise-t-on à la mairie.

Parallèlement, les liaisons avec la banlieue se développent, le programme  2007 portant sur des liaisons avec Gentilly d'une part et avec Clichy-la-Garenne  et Levallois-Perret d'autre part.

La mise en place d'aires de stationnement pour les (pas ceux de la ville, les autres) continue, au rythme de 1.000 places nouvelles par an. Une nécessité si on veut éviter les conflits entre piétons, qui reprochent souvent aux cyclistes de ranger leurs n'importe où, et les utilisateurs de deux roues.

Le dernier volet du programme municipal permettra de guider les cyclistes jusqu'aux  itinéraires du réseau et de s'y repérer grâce à des panneaux.





» Se connecter «
Créer un site avec SiteGo
Valid XHTML 1.0 Transitional